Ils ont tous les nerfs qui grousillent en c'moment. C'est à croire que c'est la mode. Moi, j'me place autre part, j'les regarde, j'les écoute. J'me force un peu à rester comme je suis et là, je suis juste bien. Lui, il est triste ; ça s'voit c'est clair. Il rigole plus pour un rien, il s'assoit sur son muret et joue au jeu du No-Life. Il lui manque sa musique. C'est con ça. Et dire que ceux sont elles qui nous rendent comme ça. Les chocolats deviennent les seuls remèdes, quelle pourriture. Oral de TPE dans deux jours, première note du BAC, tu m'étonnes pourquoi ils sont tous comme ça. Il parait qu'il allait à la recherche du bonheur. Je deviens trop lache pour continuer à l'chercher. Je pense à elle. Dans l'fond, c'est surement grace à elle si les miens ne lachent pas encore. Et y'a elle aussi. J'crois qu'elle me manque un peu quand même. Heuresement qu'il me suffit de lever la tête pour apecevoir un p'tit bout d'son sourire. Et Elle. J'aime pas quand Elle est pas bien. J'espère qu'Elle sait que j'suis là. J'aimerais tant pouvoir lui donner. C'est marrant d'en voir certains dessiner ces p'tites choses. Tu sais, ces trucs qu'on dessine quand l'amour nous a touché. J'crois qu'j'en ai dessiner pas mal aussi aujourd'hui. Mince Alors. J'apprécie la préciosité du moment, lui cache un peu son éphémérité. Petite marmitte où mijotent quelques sentiments, oublions les épices pour l'instant. Légère fumée qui en ressort, l'odeur d'une autre semblable me monte à la tête. Donnez-moi en une et enfournez vos politesses, passe moi le feu que je l'allume sous l'eau. Accro. Du temps. Des mots. D'la vie.